Cette coupure internationale a-t-elle été bénéfique pour les organismes ?
« La première semaine a effectivement été consacrée à la régénération. On a ainsi pu s'aérer la tête, d'autant plus que nous avons bénéficié d'un temps très agréable. J'ai profité du week-end pour aller voir jouer la CFA à Vitré (0-0). J'avais envie de voir le comportement des quelques jeunes susceptibles d'intégrer le groupe professionnel. Malgré le match nul, certains joueurs peuvent espérer très prochainement passer à l'étage supérieur. Je pense à Tripy Makonda ou encore Jean-Eude Maurice. Il convient donc d'être attentif à leur évolution. »
Dès la séance de lundi, vous êtes ainsi entrés dans la préparation du match contre Lorient !
« On demande de la concentration et de l'investissement sur chaque séance. Il faut s'y remettre et se concentrer sur la compétition. Nous restons sur une défaite à domicile contre Grenoble et nous avons à c½ur de nous rattraper. Nous occupons le milieu de tableau en championnat et nous souhaitons maintenant basculer dans la première partie. En Coupe de la Ligue et Coupe d'Europe, cela s'est plutôt bien passé. »
Justement, malgré un début de saison plutôt positif êtes-vous surpris que la presse évoque déjà un changement d'entraîneur ?
« Je reste concentré sur mon travail, ma mission au PSG. C'est le plus important. Maintenant, bien entendu que je lis la presse, cela m'intéresse forcément, mais j'essaie de le faire avec le recul nécessaire. Je connais tous les rouages de ce métier et je préfère me concentrer sur mes séances de travail et mon groupe. »
Cela ne vous perturbe-t-il pas dans votre travail quotidien ?
« Je regarde qui signe les articles, qui s'exprime. Chacun est libre de parler d'ailleurs. C'est parfois intéressant, instructif. Je respecte toutes les opinions, après j'ai la liberté d'y accorder l'importance que je souhaite. Mais c'est toujours instructif. »
Face à Grenoble, le public parisien avait répondu présent, espérez-vous pareil soutien face à Lorient ce samedi ?
« Le public est derrière nous depuis le début de la saison. Face à Grenoble, il y avait une attente très forte à laquelle nous n'avons pas su répondre. Contre Lorient, le Parc va être derrière nous et il faudra être à la hauteur. Je crois aussi que notre public est compréhensif. Il demeure exigeant, et c'est logique car nous avons des devoirs, mais je crois que nous avons montré le visage d'une équipe qui se bagarre avec beaucoup de solidarité. Depuis le début de la saison, il faut composer avec des blessures et le groupe y a toujours fait face avec courage. On aurait pu mieux faire, mais on aurait aussi pu accuser le coup. »
Cette réaction d'orgueil a d'ailleurs eu lieu à Nancy !
« Nous avons effectivement réalisé un bon match après une première période difficile. Dans l'ensemble, j'étais content, car nous avons pris un point chez un adversaire qui impose un vrai combat physique auquel nous avons su répondre. »
Trouvez-vous justifiées les critiques qui touchent Guillaume Hoarau ?
« Guillaume doit comprendre qu'il évolue dans un club exposé. Il a raté quelques occasions relativement faciles et j'ai presque envie de dire que c'est finalement logique qu'il soit critiqué. Il peut cependant compter sur notre soutien. Nous avons une relation d'exigence, mais il sait que nous sommes derrière lui. Les sifflets à son égard sont plus dus à de la frustration, mais je ne suis pas inquiet pour lui. Pas du tout même ! »
Êtes-vous concerné par la campagne FARE à laquelle le club s'est associé ?
« Bien entendu et pas simplement cette semaine. C'est un combat de tous les jours qui se mène au travers un comportement exemplaire. Je vais y participer, mais je pense qu'il faut voir au-delà, à travers des attitudes, des comportements qu'il convient d'avoir au quotidien. Je crois à l'exemplarité, à l'attitude que l'on dégage. Nous sommes regardés, observés. Nos comportements sont analysés et nous avons donc un devoir d'exemplarité pour les plus jeunes à ce niveau-là. Mais très honnêtement, je ne me force à rien. Cela me paraît tellement évident. »




