Le Guen: "Cinq ou six recrues"

Le Guen: "Cinq ou six recrues"
Alors que le PSG a repris l'entraînement aujourd'hui, Paul Le Guen fait le point sur le recrutement du club francilien. L'entraîneur parisien, qui espère cinq ou six recrues de qualité, revient sur tous les dossiers en cours et évoque la seule nouvelle tête de son effectif , Guillaume Hoarau.

PAUL LE GUEN, le PSG a repris l'entraînement aujourd'hui. Comment avez-vous trouvé le climat pour cette reprise ?

P.L. : Un peu plus détendu. Cela nous a permis de faire une bonne première séance. On va s'appliquer à bien travailler, même si l'effectif est susceptible de voir quelques mouvements, de subir quelques changements. Il y a des joueurs que l'on imagine en partance, d'autres que l'on souhaite voir arriver. Mais c'est assez classique en début de saison. Il faut respecter les contrats en cours. Et concrétiser l'espoir de voir des joueurs arriver.

Comment avez-vous senti le groupe ce matin ?

P.L. : Les joueurs étaient contents de se revoir. Pour beaucoup, ils se connaissent bien puisqu'il n'y a qu'un seul nouveau. Les autres sont de retour de prêt. Il y a eu beaucoup d'échanges, beaucoup de sourires. Il y aura aussi beaucoup de travail et de sérieux pendant les entraînements.

Quelles sont vos attentes pour la nouvelle saison ?

P.L. : J'ai beaucoup d'espoirs. Il va falloir compléter l'effectif, c'est indispensable pour avoir des ambitions. Après, ces affaires-là sont compliquées. Il faut convaincre les joueurs, convaincre les clubs de ces joueurs, et ce n'est pas simple.

Les supporters ont des attentes, vous l'avez encore constaté ce matin (Ils étaient une centaine à assister à l'entraînement et ont déployé des banderoles, NDLR) ?

P.L. : Les supporters sont toujours les mêmes parce qu'ils sont fidèles, les attentes aussi. Nous partageons ces attentes, ces souhaits, et nous sommes sur la même longueur d'onde. On a très envie de voir le PSG rejoindre les meilleures places du classement, on essaie de remonter progressivement la pente. C'est vrai que nous avons fini très bas deux années consécutives. Mais on s'en est sortis, et ça nous permet de repartir en Ligue 1 avec de nouveau des ambitions, sans doute à travers un recrutement intéressant.

Vous compter sur un groupe de combien de joueurs ?

P.L. : Nous étions 22 ce matin. A cela il faut ajouter Souza et Amara Diané qui n'étaient pas là sans être autorisés à ne pas l'être. On additionne également Youssouf Mulumbu et Larrys Mabiala, qui étaient eux dispensés pour avoir jouer avec leur équipe nationale. Ils vont nous rejoindre dimanche prochain pour le départ en stage. Ça fait 26. Un groupe de 25 me parait intéressant pour pouvoir travailler cette saison, sachant que nous avons des échéances importantes avec le championnat, notre objectif prioritaire, mais aussi les coupes. Ça va dépendre du nombre de départs, mais j'espère qu'on pourra compter sur cinq ou six recrues de qualité pour améliorer l'effectif.

Est-ce que vous avez des attentes concernant l'enveloppe de recrutement ?

P.L. : Je pense qu'il y aura des possibilités de recrutement, et que ça dépendra aussi des ventes que nous pourrons réaliser. L'enveloppe dépend aussi de cette capacité à vendre certains joueurs. Il y a la vente possible, voire probable de Didier Digard, et il y en aura peut-être d'autres.

Pour l'instant, le PSG connait un recrutement curieux avec notamment l'affaire Thuram ?


P.L. : Oui mais c'est un impondérable. Lilian voulait vraiment nous rejoindre, on avait trouvé un accord. Ce n'était pas possible. On a encore un espoir. En fonction des résultats de ses examens (prévus à la fin du mois de juillet, NDLR), il décidera et on décidera de la suite à donner. On a la signature de Guillaume Hoarau et on est contents de le voir arriver au PSG. On a plein de souhaits, plein d'espoirs et il faut les concrétiser.

Que peut vous apporter Guillaume Hoarau ?

P.L. : Je l'ai suivi depuis un bon moment. Quand je suis revenu au PSG, nous avions joué contre Gueugnon et il avait fait un très bon match au Parc des Princes. On l'a suivi depuis, il a confirmé tout son potentiel au Havre lors de son retour de prêt. Il a fait une très bonne saison en Ligue 2. Je pense qu'il a la carrure et les épaules pour s'imposer au PSG. Le talent aussi, et c'est tout ça qui nous a convaincu. Après, c'est à lui de jouer.

Les pistes de Stéphane Sessegnon, et Jimmy Briand sont-elles toujours d'actualité ?

P.L. : Oui, ce sont des joueurs que l'on espère voir arriver au PSG. Après, on peut exprimer des souhaits, mais je sais très bien que la réalisation de ces souhaits est plus compliquée que de les formuler. Ça n'avancera définitivement que lorsque cela sera signé.

Briand vaut dix millions d'euros. Cela vous parait raisonnable ou excessif ?

P.L. : C'est toujours trop cher !

Est-ce que vous cherchez un gardien ?

P.L. : Un troisième gardien, oui, pour compléter l'effectif.

Où en est le dossier de Claude Makelele ?

P.L. : J'ai parlé au joueur, je lui ai exprimé à nouveau, comme l'an passé, le désir de le voir nous rejoindre. Là, encore, il y a des éléments que je ne maîtrise pas. Mais j'ai renouvelé mon discours de l'an passé, tout simplement.

Comment évolue le cas de Diané ? Souhaite-t-il absolument partir ?

P.L. : Quand un joueur souhaite absolument partir, il est difficile de s'y opposer. Après, il faut qu'il accepte l'offre d'un éventuel club, que les deux clubs se mettent d'accord et nous ne sommes pas encore dans cette situation concernant Amara.

Y a-t-il des joueurs que vous souhaitez prêter ou transférer ?

P.L. : Oui. Certains joueurs ont été prêtés et reviennent, ce qui est normal car il y a des contrats à respecter. Mais s'il y a des offres de transfert ou de prêt, nous sommes prêts à les étudier. Il y a certains jeunes que je souhaite absolument conserver, d'autres pour lesquels nous sommes prêts à regarder les situations. Je n'ai pas envie d'évoquer des noms mais, par exemple, je n'ai pas envie de voir Mamadou Sakho partir.

Le début de saison est assez corsé avec un déplacement à Monaco et la réception de Bordeaux. Ça rentre dans votre réflexion pour la préparation de l'équipe ?

P.L. : Oui. On a essayé de voir une progression, on va essayer de monter en puissance. Par exemple, on joue notre dernier match amical contre Porto. Il faut aussi essayer d'avoir l'effectif adéquat le plus rapidement possible.

Vous avez découvert un nouveau président avec Charles Villeneuve. Comment ça se passe ?

P.L. : Ça va, ça se passe bien. On échange, on travaille.

# Posté le lundi 30 juin 2008 15:14

C.Villeneuve : «Faire venir de grands joueurs»

C.Villeneuve : «Faire venir de grands joueurs»
« Je ferai du Charles Villeneuve »

Charles Villeneuve, vous confirmez ? Vous avez été nommé nouveau président du PSG ?

Effectivement, j'ai été adoubé. Nommé à l'unanimité président directeur général du Paris Saint-Germain.

Qu'allez-vous faire dès demain ?
Dès demain, je vais aller déjeuner... Non, non, mais il y a un plan. Ce plan va être établi. J'ai d'abord un inventaire à faire poste par poste. Je dois redonner confiance à tout le personnel, établir des objectifs et une stratégie de communication ainsi que lancer un appel aux supporters. Car il faut bien savoir que tout le monde nous surveille et que pour le PSG, c'est plus difficile de 30% au moins que pour les autres clubs. Quand le PSG gagne, c'est normal. Mais quand le PSG perd, tout le monde lui tombe dessus et le caricature. Donc c'est plus difficile que pour les autres clubs. C'est même plus difficile que pour un club qui vient d'entrer dans l'histoire du football français, Lyon, et un qui en fait partie, Marseille. Donc le PSG constitue un véritable défi à le remettre sur les rails. Il a tangenté la Ligue 2, il s'en est sauvé. Paul Le Guen, qui a été maintenu dans ses fonctions et avec lequel j'ai déjeuné tout à l'heure, a montré beaucoup de décence et de courage au moment où c'était très difficile. Il n'a pas perdu la boule ni les nerfs et a montré que le PSG avait un fond de jeu qui a bloqué complètement Lyon et l'a fait déjouer en finale de la Coupe de France. Il y a donc déjà une bonne base. Il y a des jeunes et à ces jeunes-là, il faudra ajouter quelques joueurs d'expérience.

Vous avez donc pris comme première décision le maintien de Paul Le Guen ?
Oui, avec l'accord des actionnaires et du conseil d'administration.

Qui va vous épauler sportivement, vous qui n'êtes pas un homme directement issu du monde du football ?
Je ne veux pas utiliser la langue de bois mais c'est prématuré car pour l'instant, il n'y a aucun nom. Il y a simplement des négociations et des contacts mais je serai effectivement entouré d'une équipe que j'espère assez percutante.

Peut-on imaginer Paul Le Guen prendre un peu plus de responsabilités sportives ?
Je ne suis pas là pour faire l'équipe le samedi et le dimanche, ce n'est pas mon rôle. Ce rôle est celui de Paul Le Guen.

Allez-vous vous inspirer du mode de fonctionnement de Jean-Michel Aulas ?
(Ferme) Je ne suis pas Jean-Michel Aulas. Je suis Charles Villeneuve, ayant pratiqué pendant près de 40 ans le métier de journaliste à la tête d'un certain nombre d'équipes. Je continuerai de fonctionner comme fonctionne Charles Villeneuve, c'est-à-dire moi-même.

« Je n'ai pas appelé Gilles Grimandi »

Qu'allez-vous promettre aux supporters ?
Je voudrais d'abord qu'ils me promettent quelque chose. On nous surveille comme le lait sur le feu et il faut se rappeler que le PSG est certainement la marque du football français qui a l'un des plus grands retentissements mondiaux. C'est ça le Paris Saint-Germain. Paris est connu dans le monde entier. Quand vous allez à Manchester, Chelsea, Bolton, Fulham ou Arsenal, on vous demande : « Alors, le PSG ? Alors, Paris ? Qu'est-ce qui se passe ? ». On ne vous demande pas obligatoirement d'autres nouvelles mais celles de Paris, oui. Et les supporters font partie intégrante de ce club. Donc leur comportement doit être exemplaire, c'est essentiel. Samedi dernier, ils se sont formidablement bien tenus. Après, paraît-il qu'il y a eu quelques incidents, je ne suis pas au courant. Mais les supporters doivent être non seulement une partie prenante mais une partie intégrante du club. C'est l'image extérieure du club. Il ne faut pas oublier que le PSG est le seul club de Ligue 1 pour un bassin de population de 14 millions d'habitants. Et dans ces 14 millions d'habitants, il y a beaucoup d'éducateurs, beaucoup de clubs de football. Au PSG, il y a 35 équipes. Donc il faut certes que ces équipes honorent leurs supporters mais que les supporters honorent aussi ces équipes. Voilà ce que j'attends des supporters.

Mais que leur promettez-vous ?
Simplement du sang et des larmes, comme Churchill. Et du bonheur si possible.

On a beaucoup parlé de l'arrivée de Gilles Grimandi. Est-ce de l'info ou de l'intox ?
Non, sincèrement, je connais très bien Gilles Grimandi. Je ne l'ai pas appelé. Gilles Grimandi est un salarié d'Arsenal à ma connaissance. Damien Commoli ? Non plus. Le système actuel restera-t-il en place ? Vous verrez.

Sébastien Bazin vous a-t-il proposé une feuille de route ?
Je vais lui proposer ma feuille de route. Vous verrez. Chaque chose en son temps. Aujourd'hui, je suis élu président du Paris Saint-Germain. Demain, je vais faire connaissance de tout le personnel. Après-demain, après avoir écouté tout le monde, nous allons fixer des objectifs avec l'accord du conseil d'administration. Et des noms sur ces objectifs, un organigramme.

Paul Le Guen vous a-t-il soufflé quelques noms de recrues ?
Non, nous n'avons pas parlé de ça, sincèrement. Nous avons juste parlé des grands principes.

Parleriez-vous d'un énorme chantier à reconstruire après ces deux années terribles ?
Oui, c'est un défi. En fait, le chantier a vu déjà quelques fondations lancées par mes prédécesseurs. Mais les résultats effacent ce travail en profondeur. Et c'est tout le problème de la communication. Il faut expliquer que le PSG ne naît pas avec Charles Villeneuve. Il a une histoire et je vais essayer de m'inscrire dans cette histoire.

« Est-ce que j'ai l'air de venir ici sur un strapontin ? »

Réalisez-vous un rêve ?
Mon rêve a toujours été d'être journaliste. Je ne vais plus l'être, même si je le suis encore dans le tempérament. C'est plus une ambition qu'un rêve. Quelle ambition ? Etre au pire troisième. Dès l'année prochaine ? Je verrai, il ne faut pas que je sois non plus ultra gourmand. Chaque chose en son temps. Si j'ai une patte ? C'est à vous de juger ça. Beaucoup de présidents ont échoué mais certains ont réussi aussi. Michel Denisot a réussi et Paris a sorti quelques grands joueurs depuis et a contribué à l'éclat du football français. Il y a plus de 56 joueurs français en Angleterre. Il y en a aussi, je ne sais pas combien, en Italie, en Espagne, en Allemagne. Il faudrait aussi les retenir. Ce n'est pas seulement la faute des dirigeants du football français : il faudrait aussi que les politiques mettent la main à la pâte pour éviter justement que tous ces grands joueurs s'expatrient.

Espérez-vous faire un mandat de combien de temps ?
(Rires) Je ne me fixe pas ce genre d'objectifs moi. Je n'ai jamais été comme ça. Quand j'ai pris la direction des sports de TF1, on m'a dit qu'il fallait un peu remoderniser et atteindre des objectifs un peu plus ambitieux. Quand j'ai créé la filiale à cent pour cent de TF1, TAP, on m'a dit qu'il fallait fabriquer des magazines. Et le dernier, 50 minutes inside, ne marche pas mal. Quand j'ai pris la direction des opérations spéciales... Alors est-ce que je suis l'homme des situations difficiles ? Non. Ce qui est important, c'est de bien choisir son équipe et d'avoir d'excellents collaborateurs. Je vais essayer de m'employer à utiliser cette méthode que j'ai apprise dans mes précédentes maisons. Aussi bien sur le choix des hommes que de la gestion.

Qui sera le patron ? Bazin ou vous ?
Posez lui la question ! Pourquoi la posez-vous à moi ? Est-ce que j'ai sincèrement l'air de venir ici sur un strapontin ? Sébastien Bazin m'a donné un mandat et fixé un objectif. Je vais essayer de l'atteindre. Mais cet objectif, je ne peux pas l'atteindre tout seul donc je vais essayer de l'atteindre avec Paul Le Guen, avec lequel je m'entends très, très bien. Mais je ne suis pas le seul à avoir décidé de le maintenir. Le conseil d'administration a été pratiquement unanime à son maintien, Sébastien Bazin aussi bien sûr. Et Paul Le Guen était lui aussi d'accord avec son propre maintien (rires). Moi, j'étais déjà d'accord à l'origine. Avant même de dire oui.

Même s'il ne sait pas avec qui vous venez ?
Qui vous dit qu'il ne le sait pas ?

Combien de temps vous donnez-vous ?
Avant le début de la saison : le 9 août.

# Posté le mardi 27 mai 2008 16:29

Communiqué de Simon Tahar

Communiqué de Simon Tahar
La saison sportive a pris fin samedi ; la mission que j'ai acceptée le 23 avril dernier de mener à la tête d'un club auquel on destinait, auparavant, un avenir particulièrement incertain, s'achève du même coup.
C'est donc pour moi l'heure, comme prévu, de remettre à Sébastien BAZIN que je remercie de sa confiance et aux administrateurs, mon mandat de Président Directeur Général du PARIS SAINT GERMAIN et de leur laisser le Club en meilleur état qu'à mon arrivée.

Cela a été pour moi un réel bonheur d'avoir atteint notre objectif principal : le maintien tant espéré en L 1 et la participation à la Finale de la Coupe de France.

Le maintien, qui remonte à quelques jours à peine, a été accueilli comme une victoire et ressenti comme un énorme soulagement ; quant à la finale, ce fut une inoubliable fête grâce à la démonstration d'une équipe et d'un entraîneur remarquables pourtant si injustement décriés et vilipendés il y a si peu de temps encore.

Je veux ici les en remercier vivement, au même titre que je remercie tous les supporters et les partenaires du Club de leur soutien durant cette période. Cette expérience a été pour moi exaltante et riche d'enseignements.

Le premier, c'est que le désintéressement, l'amour d'un club, l'attachement à ses valeurs, la confiance dans ses ressources, sont des forces inestimables pour affronter une épreuve vitale comme celle que le PSG vient de traverser ; du reste, ce n'est pas un hasard si c'est l'Association PARIS SAINT GERMAIN, pilier du Club et garant de son histoire qui, par l'intermédiaire de son Président, est immédiatement venue à son secours.

Le deuxième, destiné aux responsables en charge de la société d'exploitation du Club et à son prochain Président, c'est que le PSG ne peut survivre sans l'exigence de résultats de haut niveau de victoires, de trophées, de compétences et de performances, de stabilité dans ses structures dans la durée comme de moyens importants et pérennes mis à sa disposition. Je forme en tout cas le v½u et je leur demande à tous de ne jamais l'oublier.

Le troisième enfin, et il m'est plus personnel, c'est désormais la nécessité de plus de vigilance et d'exigences encore dans l'intérêt du Club vis-à-vis de ceux qui auront cette responsabilité, pour que Plus Jamais nous ne revivions des heures aussi sombres.

C'est tout le sens de l'action que je suis décidé à poursuivre à l'avenir au sein de l'Association PARIS SAINT GERMAIN pour le bien d'un Club que je suis particulièrement honoré et flatté d'avoir servi.

Que vive le PARIS SAINT-GERMAIN.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le mardi 27 mai 2008 16:25

Tombé la tête haute

Tombé la tête haute
Au terme d'une saison éprouvante, le PSG Vainqueur de la Coupe de la Ligue et son maintien en poche comptait finir en beauté. Malheureusement, le réalisme du septuple champion de France a eu raison de la détermination des Parisiens au cours des prolongations.

Au Stade de France, le samedi 24 mai

Au moment où les joueurs pénètrent sur le terrain, l'ambiance qui émane des tribunes nous rappelle s'il le fallait que nous assistons à la finale de la plus prestigieuse des compétitions hexagonales. Sur le terrain, le duel Pauleta-Coupet s'annonce alléchant, d'autant que les deux joueurs jouent à priori leur dernier match officiel avec leur club respectif. Côté météo, après avoir déversé des trombes d'eau, le ciel semble se dégager et offrir une accalmie aux protagonistes de cette finale.

En début de partie, les Lyonnais s'offrent un premier tir bien que timide (9e), mais c'est bien le PSG qui va créer le danger. Jérôme Rothen s'applique sur corner et trouve la tête de Camara qui catapulte le cuir sur la barre transversale de Coupet (10e) ! Voilà de quoi lancer véritablement la rencontre. Lyon se procure quelques opportunités de loin, mais ni Benzema des 20 mètres (14e), ni Juninho sur coup franc (25e), ni même Källström de volée (38e) ne parviennent à accrocher le cadre du but d'Alonzo.

Côté Parisien, Amara Diané profite d'un ballon adressé par Jérémy Clément pour frapper au but, mais trouve Coupet sur sa trajectoire (21e). C'est ensuite au tour de Bourillon de tenter sa chance (30e), avant que Réveillère ne sauve sur sa ligne un tir à ras de terre de Pauleta (32e). Dans la foulée, le Portugais se présente seul face à Coupet, mais bute sur le portier lyonnais dans un angle fermé (41e). Paris ne relâche pas la pression en cette fin de première période. Diané provoque Squillaci d'un petit pont. Le défenseur fait obstruction et concède un coup franc aux 30 mètres (45e).

Rothen se charge du coup franc et trouve le crâne d'Armand qui pousse le cuir au fond des filets. Malheureusement, la joie est de courte durée car l'arbitre assistant signale une position de hors jeu de Yepes (46e). Les deux équipes se séparent dos à dos au moment du repos. Au retour des vestiaires, la saison qui vient de s'écouler pèse sur les organismes et les occasions se raréfient. Il faut attendre l'heure de jeu pour voir Coupet capter une tête lobée de Diané (61e), puis à la suite d'un coup de billard dans la surface lyonnaise, le ballon heurte la transversale avant d'être repoussé in extremis. Les Parisiens réclament un penalty pour une main pourtant flagrante, en vain (64e).

Dominateur, le PSG doit toutefois se méfier des incursions lyonnaises, à l'image de ce tir de Bodmer stoppé par Camara à bout portant (69e). La sortie de Pauleta (80e) pour son dernier match sous le maillot Parisien offre un court interlude, avant une fin de match nerveusement éprouvante. Dans le temps additionnel, Luyindula adresse un centre en retrait dans la course de Mendy qui s'applique... Coupet plonge sur sa ligne et intercepte cette balle de match (90 +4). Rageant !

Incapables de se départager dans le temps réglementaire, les 22 acteurs reviennent donc sur le terrain pour 30 minutes de prolongation. Sur un centre de Benzema, Govou contrôle de la poitrine et enchaîne avec un tir qui termine au fond des filets (1-0, 102e). Paris prend un coup sur la tête. Dans la deuxième période de prolongation, Luyindula centre à ras de terre dans la course de Diané qui se jette, mais manque cette balle d'égalisation (117e). Le PSG ne reviendra pas et termine sa saison avec le maintien en poche, une Coupe de la Ligue et le sentiment d'avoir tout donné en finale de la Coupe de France. Rendez-vous la saison prochaine.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le mardi 27 mai 2008 16:24

Modifié le mercredi 28 mai 2008 04:03

Finale Les souvenirs de Paul Le Guen

Finale   Les souvenirs de Paul Le Guen
Quelques jours avant la finale de la Coupe de France Lyon-PSG, Paul Le Guen revient sur les finales 1993, 1995 et 1998, jouées et remportées avec le PSG. Le coach parisien évoque le contexte de l'époque, les matches au Parc des Princes puis au Stade de France, avant de se projeter sur celle qu'il va disputer comme entraîneur.

Paul, en tant que joueur, vous avez remporté trois finales de Coupe de France avec le PSG. Quel souvenir gardez-vous de votre première finale, en 1993 ?
Paul Le Guen : « C'est le premier titre que j'ai remporté et c'était vraiment un moment très fort. C'était également le début d'une aventure avec un groupe de joueurs et une première récompense collective. Le match avait lieu au Parc des Princes et nous avions battu Nantes en finale (3-0). C'est un très bon souvenir. La rencontre avait connu pas mal de péripéties avec notamment, l'expulsion de Christian Karembeu et une polémique sur un penalty. Nous commencions à avoir une équipe vraiment solide. »

En 1995, un an après le titre de champion, le PSG domine Strasbourg en finale et vous inscrivez le seul but de la rencontre...
Paul Le Guen : « Oui, sur une remise en retrait de Raï, je contrôle la balle et je frappe. C'était une performance, enfin, non pas de ma part (sourires) mais plutôt de la part de toute l'équipe car Strasbourg disposait d'un groupe de qualité. Nous avons eu pas mal de difficultés durant cette finale car c'était un match assez fermé avec deux équipes qui ne se livraient pas beaucoup. Il y avait donc peu d'opportunités mais nous avons été efficaces. »

Trois ans plus tard, vous battez Lens (2-1), comment avez-vous vécu cette dernière finale ?
Paul Le Guen : « C'était le dernier match de ma carrière. C'était également la fin d'un cycle, la fin de la période de Michel Denisot ainsi que la fin de tout un groupe. Nous l'avons vécue comme un moment très très fort car nos chemins allaient se séparer. Nous savions cependant que ces moments passés ensemble allaient rester gravés à jamais. C'était un moment très particulier. Sur le terrain, je sentais que c'était peut-être ma dernière rencontre et j'ai donc savouré ce moment. Je suis vraiment très heureux de l'avoir gagnée. »

Avec le recul, les victoires en Coupe de France restent-elles des moments particuliers ?
Paul Le Guen : « Oui, car en étant amoureux de football, on grandit avec des images de joueurs soulevant cette Coupe. Lorsque nous réussissons à le faire, nous apprécions forcément et nous ne boudons pas ce plaisir. »

En 1995, le PSG réussit le premier doublé des deux coupes, en 1998, le second. Cette année vous avez l'opportunité de rééditer à nouveau cette performance. Comment vivez-vous cela ?
Paul Le Guen : « Je l'imagine en tant qu'outsider car nous allons jouer face à la meilleure équipe de France. Cela va être compliqué car Lyon dispose de l'effectif pour battre n'importe qui. Nous allons essayer de les gêner. C'est un match particulier qui va se dérouler dans un contexte intéressant. Nous venons de nous maintenir et eux d'être sacrés champions. Les deux équipes se présentent donc dans les meilleures conditions psychologiques et cela peut donner un bon match. En tout cas, nous allons être très motivés. »
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le mercredi 21 mai 2008 03:32